• La Libr’Art du 27.15.2026 (extraits) – R.P. Turine

« le Collectif [mz], toujours décidé et pertinent, poursuit sa quête d’une visibilité artistique là où l’être humain et sa présence récurrente ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir. Ambitieux, toujours prêts à en découdre avec des positionnements moins anecdotiques qu’ils pourraient paraître, le (Mz) offre des réponses ou des semblants de réponse loin d’être anodins. » … « l’exposition marque le coup avec une suite de variations sinon sur un même thème, du moins apparentées entre elles » … « Une approche globale de réalités où l’homme agissait, souffrait, sans rien, jamais, décider. Il a, depuis, pris d’avantage sa vie en mains. L’I.A. va-t-elle la lui reprendre ? Une affaire capitale à suivre de près ».

  • L’Art dans l’Espace Public à Liège & CyberLiège Magazine (extraits) – A. Hannicken

« Une exposition singulière entre Art contemporain et Patrimoine industriel à Liège.

Ce qui frappe immédiatement, c’est la diversité des approches. Photographie, broderie, installation, et vidéo revue par intelligence artificielle : les artistes du Collectif [mz] mêlent techniques artisanales et outils contemporains sans jamais tomber dans le simple exercice technologique. L’exposition reste profondément humaine. »

« Certaines œuvres interrogent directement la relation entre l’homme et la machine. D’autres explorent la mémoire ouvrière féminine à travers des archives retravaillées avec délicatesse et engagement. »

« Mais ce qui rend cette exposition particulièrement forte et singulière, c’est la démarche même du Collectif [mz]. Chaque artiste semble avoir trouvé dans les archives industrielles liégeoises une matière sensible à réinterpréter librement. Le collectif ne cherche ni à idéaliser le passé industriel ni à le condamner frontalement. Il préfère ouvrir des espaces de réflexion, faire émerger des émotions, révéler les tensions entre mémoire, production, corps humain et transformation sociale.

Cette diversité des regards donne à l’ensemble une véritable richesse narrative et visuelle. Les œuvres dialoguent entre elles comme autant de fragments d’une mémoire industrielle encore vivante dans les paysages, les corps et l’imaginaire collectif liégeois.

Avec « MÉTAL HOMME MACHINE – Acte I », le Collectif [mz] signe une exposition à la fois accessible, intelligente et profondément habitée. Une exposition qui ne se contente pas de montrer des œuvres, mais qui invite réellement à regarder autrement l’héritage industriel liégeois et ce qu’il raconte encore de notre société contemporaine. »

  • Memeth Aydogdu Complet Komple (extrait) – M. Aydogdu

« Il existe des âmes – nommées artistes – qui à l’image de ces arbres continuent à chaque instant de s’épanouir et d’offrir silencieusement leur beauté, sans rien attendre du vent qui emporte leurs graines… si ce n’est que d’archiver la mémoire des choses qui méritent « Vie ».

Une magnifique exposition du Collectif (mz) « Métal Homme Machine » au Hangar asbl vous attend. Entre culture patrimoniale et culture contemporaine, il y a des interrogations sur le corps, l’industrie et la mémoire. La transformation sociale et sociétale. 

Je vous souhaite un long week-end paisible et que puissiez sur votre chemin croiser des cœurs capables d’accueillir le parfum de vos pas… comme les artistes du Collectif (mz) Métal Homme Machine. »

  • Qu4tre – Liège Média (Emission TV) – F. Bonivert
  • La Libr’Art du 29.10.2025 (extraits) – R.P. Turine

Le (Mz), collectif liégeois, à travers routes et chemins

Actif depuis 2017, le (Mz) diversifie intentions et actions dans d’heureuses configurations.

« Nous vous avons, à plusieurs reprises, rendu compte ici du bien fondé de leurs interventions, car, à chaque fois, nous avons été heureusement surpris par la cohésion des ensembles proposés, et surtout, par un souffle d’implication commune… 

 Plasticiens et plasticiennes rompus à l’exercice de diverses techniques, les participants actuels n’ont pas lésiné sur leur particularités réciproques, ce qui certifie le tout de visualisations aussi différentes que judicieuses. Tout se déguste, en l’occurrence, à l’aune de leurs disparités et élans perturbateurs. 

Une exposition du (Mz) n’est jamais un long fleuve tranquille. Il est donc requis du visiteur qu’il s’investisse à son tour dans la démarche choisie et développée selon un rythme mis au point par des intervenants qui ont le chic de prendre leur art à bras-le-corps. On ressent, en effet, l’implication discrète peut-être mais bien réelle, de chacun, chacune, dans l’opération commune… car c’est bien tout l’art du Collectif [mz] : nous ouvrir à l’inattendu sous toutes ses formes, ses diversités, ses accointances avec notre réalité quotidienne.« 

  • La Libr’Art du 22.02.2023 (extraits) – R.P. Turine

« Cʼest dire si en cette terre, qui fut minière et industrielle, les anciens terrils, reconvertis en collines boisées, soufflent toujours le chaud et le froid, réactivent les consciences sur un passé qui fut laborieux et tenace. Une étonnante vidéo (prises de vue de Luc Warnier, montage et sonorisation de (Myster/) déroule des images de la colline de Bonne-Fortune prises par un drone, les percussions sonores les enveloppant de mystères sous la couche charbonnière.
Cette plongée dans les entrailles dʼun témoin heureusement sauvegardé ravive des pensées qui ne sont pas sans rapport avec le monde déshumanisé qui nous assaille de toutes parts.

À deux pas de cette installation, en retrait, mais visible de loin par la noirceur dʼun graphisme appuyé par le cri des mots, un mur en quinconce recouvert de lettres qui parfois se superposent.
Œuvre commune des belligérants, il reproduit un long texte du collectif MZ, retranscrit à la peinture noire par chacun des membres. Ce nʼest pas drôle, cʼest émouvant. Percutant : « Noires les hosties de la mine, Tempêtes de suie orages de fer, Ombres des mains souillées de poussière, Affolées étranglées écartelées damnées, Comme un refus des oiseaux. »
On pense au fulgurant Germinal, de Zola, à une époque où des hommes, mais aussi des femmes, des enfants, des chevaux descendaient dans les profondeurs dʼune terre hostile… Pour que dʼautres, tellement mieux nantis, en tirent profit. Le profit de la honte. La fin du texte rugit ainsi : « Jʼimagine lʼhorizon froid Flottant sur lʼeau entre deux mondes Plaintes molles cendres du désir, Des tremblements traversent le brouillard, Il y a des êtres qui crient leur absence, Comme un refus des oiseaux. »
Exposition plastique réussie, la démonstration est aussi physique, psychique, sourde aux complaisances.
Ce qui nʼexclut, certes, pas la profondeur de lʼimplication. À lʼimpression numérique intitulée Bernalmont, de (Myster/), sorte dʼentre ciel et terre révélateur dʼun terril couvert de mystère, répond, entre-deux, rythmé de sons des abysses, la performance de Pad Ryce, corps immergé sous le tissu noir de la nuit, qui tente de retrouver la lumière. Une métaphore de la vie !
Les Considérations charbonneuses, textile, plastique et polystyrène, de Lilla Lazzari et son Or des fous  sont dʼautres variantes dʼune plongée dans le creux du nifé. La série de  Black Mountains , de Cori Entringer, double des paysages neigeux de peinture noire menaçante, quand, enfin, avec ses Racines noires et paysages sombres, Nelly Haikal met lʼencaustique au service de racines noires. Les racines du temps ? »

  • L’Eventail – mars 2023
  • [Collect] – mars 2023
  • La Libr’Art du 10.11.2021 (extraits) – R.P. Turine

COMME UN REFUS DES OISEAUX

Performance, vidéo, installations
« Il est peut-être bon, sain, salutaire de démarrer la visite de l’exposition par le visionnement d’une vidéo qui, tout en bout de piste, présentée de guingois, en sorte d’apnée triangulaire, nous montre ces joyeux saltimbanques, de gauche toute, ahanant en tirant en cercle, un fil rouge qui les mène au sommet de leur terril… Ce pourrait être la dance de Matisse, c’est bien pire. C’est l’exaltation d’un souvenir qui vouait l’homme à n’être que bête de somme pour le bonheur et le réchauffement de quelques uns…
La performance n’a l’air de rien, elle touche au cœur de la vérité. Vues prises d’en haut, par drone, vues à raz de terre, de traviole, de partout, le cheminement douloureux on le pressent, noble mais lancinant, est, d’attaque un geste de refus. Le refus d’une condition de l’homme réduite à néant.
A côté il y a le tas de blocs noirs, blocs de mousse tranchés au couteau électrique, terril à hue et à dia, de Pad Ryce, effets concluants. Il y a des peintures rouges de sang, noires de suie, de Sylvia Torrens, la sculpture et les photos oppressantes, « I can’t Breathe » (Je ne peux respirer) de Cori Entringer, le leporello « Terrils en boîtes » d’allumettes de Nelly Haikal, le « Black Sabbath » de [Myster/] et le reste, signé mz-collectif toujours signifiant. »